- Le silence de l'artiste - À vendre depuis le 13 juillet 2025
- Le silence de l'artiste - À vendre depuis le 13 juillet 2025
Attitudes silencieuses
16.01.2025 > Attitude silencieuse micro à la main au Palais de Tokyo lors de la présentation du livre Je veux glisser une œuvre à l'intérieur d'un individu d'Alberto Sorbelli
05.02.2025 >Attitude silencieuse micro à la main lors de la présentation du livre Je veux glisser une œuvre à l'intérieur d'un individu d'Alberto Sorbelli dans le cadre du séminaire Interface (masters Arts plastiques et Esthétique, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne avec la Sorbonne Artgallery)
28.03.2025 > Attitude silencieuse lors d'un déjeuner chez Alberto Sorbelli, en présence de Romane Charbonnel, Anthony Collot, Alexandre Gicquello, Jacques Henric, Maria Lannino, Colin Lemoine, Nicolas Liucci-Goutnikov, Pauline Mari, Catherine Millet, Thomas Schlesser, David Zerbib
Geste de délégation
28.05.2002
ENSAPC — DNSEP — Cergy
Le jury
Président : Michel Enrici
Vice-président : Denys Zacharopoulos
Enseignante de culture générale : Carole Boulbès
Enseignante de l'école : ORLAN
Personnalité extérieure : Marylène Negro
Je suis habillé d'une veste blanche, d'une chemise noire, d'un pantalon noir et de chaussures noires et blanches. Au moment d'accueillir le jury, je dis bonjour à chaque membre et leur demande de me suivre. Arrivés sur la passerelle extérieure qui relie les deux parties du bâtiment de l'école, Christophe Catsaros vient vers nous. Étudiant en master de philosophie, dirigé par Catherine Perret. Il se présente. Il informe le jury qu'il va leur proposer une interprétation de mon geste artistique. Je m'en vais sans rien dire.
Pendant que Christophe Catsaros est avec les membres du jury, Bernard Marcadé m'avertit : déléguer la présentation de mes gestes artistiques entraînera soit une non-obtention, soit les félicitations. Il ne peut y avoir d'entre-deux avec ce type de radicalité.
Au moment des résultats, je m'apprête à entrer dans la salle du jury. Un membre me demande de rester sur le seuil de la porte. Il m'indique que j'ai obtenu le DNSEP. Sans entretien. Sans un mot de plus.
Deux jours une nuit
02.05.2002 (8h00) – 03.05.2002 (20h00)
La Vitrine de l'ENSAPC, 24 rue Moret, Paris 11ᵉ
Sur une invitation de Sylvie Blocher
Théo Boyadjian
Eriko Uchimura
Notre passage à l'espace de la Vitrine était motivé par un mode d'interventions diurnes et nocturnes s'inscrivant à l'intérieur comme à l'extérieur du lieu. Nous avons habité la Vitrine de manière continue le jour et la nuit.
Chaque habitant de la rue Moret a été invité à nous rendre visite durant ces deux jours une nuit et ce, par courrier glissé dans sa boîte aux lettres.
Pendant trente-six heures, le temps a été rythmé par des repas aux compositions printanières. Les préparations culinaires se sont effectuées sur place. Une table, séparée en deux moitiés par la vitre, était installée à l'intérieur et à l'extérieur du lieu, accompagnée de quatre chaises. Autour d'elle, le sol était peint de carreaux noirs et blancs. Nous avons partagé chaque petit-déjeuner, déjeuner, goûter et dîner avec deux invités, à l'emplacement décrit.
Eriko Uchimura et moi parlions peu. Le silence occupait la majeure partie du temps partagé. Nous observions les passants et les invités. Ils nous observaient.
À la tombée de la nuit, un éclairage ténu, d'une teinte orangée, emplissait la pièce. La Vitrine se métamorphosait en La veilleuse de la rue Moret, jusqu'aux premiers rayons lumineux du second jour. La nuit venue, Eriko Uchimura s'est endormie sur le lit. Je veillais, prêt à accueillir l'éventuel visiteur nocturne. Elle m'a relayé plus tard dans la nuit.